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Développement local dans la région de l’Est:
Le PNGT2 met les communes sur la voie de l’émergence
Dans le but de permettre une meilleure visibilité des investissements pour le développement des infrastructures dans les communes de la région de l’Est, la coordination nationale du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2 Phase II) a initié une sortie-terrain avec les journalistes du 9 au 11 mars 2011.
La visite des investissements réalisés dans les communes rurales de la région de l’Est grâce à l’appui financier du PNGT2 Phase II devait l’être pour le gouverneur de ladite région. Compte tenu du climat politico-social qui régnait sur toute l’étendue du territoire, ce sont finalement les journalistes qui ont eu le privilège de cette visite, sous la conduite du coordonnateur régional du PNGT2 Phase II, Suleymane Nassa. Il avait à ses côtés, le directeur régional de l’Economie et de la Planification de l’Est, Mahamadou Bokoum.
En trois jours, du 9 au 11 mars 2011, trois provinces ont été traversées pour sept communes rurales visitées suivant trois axes : l’axe Fada-Yamba-Bilanga-Pièla ; l’axe Matiacoali- Kantchari-Botou ; enfin, l’axe Fada-Diapangou. Les visiteurs ont d’abord mis le cap sur Yamba (sur la nationale N°25 à 20Km de Fada N’Gourma dans la province du Gourma, puis Bilanga et enfin Pièla dans la province de la Gnagna. A l’escale de la première commune rurale, Yamba, les infrastructures socio-économiques réalisées concernent un poste d’eau autonome, un centre d’animation rural, une fourrière, un incinérateur, des logements pour agents de santé et des latrines publiques. Toutes ces réalisations ont été inscrites dans les plans annuels d’investissement communal au titre des années 2009 et 2010. Elles ont coûté la bagatelle somme de trente deux millions cinq cent dix huit mille huit cent douze (32.518.812) francs CFA.
C’est un maire tout enthousiaste entouré de ses conseillers municipaux et des populations bénéficiaires qui ont réservé un accueil chaleureux aux visiteurs. La visite guidée des différentes réalisations ont permis de toucher du doigt la mise en œuvre effective du bon partenariat entre le PNGT2 et cette commune rurale. Pour le coordonnateur régional, Suleymane Nassa, il y a une satisfaction dans l’exécution des projets car les activités budgétisées ont été tenues dans les règles de l’art.
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Coordonnateur Régional, Monsieur Suleymane Nassa
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Le coordonnateur régional du PNGT2, Suleymane Nassa: "Nous sommes comptables des résultats. C'est pourquoi nous sommes constammentavec les responsables des communes pour faire des bilans".
L'adduction d'eau potable fait partie des priorités des différents conseils municipaux de la région. |
Pour le maire, Henri Lompo, le souhait de son conseil municipal est de continuer à bénéficier du soutien du PNGT2 car dira-t-il, « c’est maintenant que nous commençons à pouvoir donner de l’essor à nos activités. » Et d’ajouter : « il y a eu un renforcement de capacités qui ont permis aux membres du conseil municipal de savoir comment mener les activités de façon efficiente. A mon avis, les populations adhèrent entièrement à la démarche du PNGT2 ». Le vœu du conseil municipal sera exaucé car dans sa programmation de 2011, le PNGT2 a décidé d’injecter dans le compte Trésor de la commune rurale de Yamba, une enveloppe de 40 millions de francs CFA.
Outre Yamba dans la Gnagna, la subvention du PNGT2 a permis à des communes comme Bilanga et Pièla d’exercer la maîtrise d’ouvrage totale pour la réalisation d’activités telles la construction de salles de classe, d’un parc animalier , d’un aire d’abattage, d’un incinérateur , d’un logement d’infirmier, la réalisation d’études de bas-fonds .
Des infrastructures pour accroître le taux de scolarisation
La région de l’Est fait partie des régions au Burkina Faso où le taux de scolarisation est des plus faibles. A ce titre, la construction d’infrastructures scolaires est un préalable pour changer la donne. Beaucoup de responsables de communes l’ont compris et travaillent à corriger la donne. Dans la commune rurale de Bilanga, un bâtiment flambant neuf de trois salles de classe a été construit pour le bonheur des habitants du village de Gompoussougou. Il en est de même pour le village de Bonguiaga dans la commune rurale de Kantchari dans la Tapoa. |
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Ces deux villages, d’abord difficiles d’accès (il faut souffrir le martyr pour s’y rendre en véhicule), n’avaient pour salles de classe que des enclos faits en seccos. Grâce au soutien financier du PNGT2, chaque village a pu bénéficier d’une infrastructure moderne. « Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans un joyau qui fait la fierté de ce village. C’est un bâtiment bien construit et joli. A Gompoussougou, il était impossible de poursuivre les cours vers fin mai à cause des pluies », témoigne Rigobert Ky, directeur d’école. Le manque d’infrastructures scolaires a même fait que dans ces deux villages, le recrutement des élèves était biennal. Depuis le début du mois de janvier 2011, le directeur de l’école de Gompoussougou pense même que son effectif est pléthorique ( en comparaison avec les années passées sous les seccos) car les deux classes fonctionnelles ont respectivement 71 et 45 élèves.
A Diapangou ( province du Gourma) par contre, la commune rurale disposait déjà d’une école à trois classes. Les responsables de la commune ont eu l’appui du PNGT2 pour normaliser l’école ( six classes) avec des latrines.
L’hydraulique villageoise et le bétail, sources du bien-être social et économique
Dans leur plan annuel d’investissement communal, les différents conseils municipaux de la région ont mis un accent sur l'hydraulique villageoise et la protection du bétail. Ainsi, dans la quasi-totalité des communes rurales visitées, une avait un projet de réalisation d’un système d’Adduction d’eau potable simplifiée (AEPS) notamment la construction de forages et de bornes-fontaines. L’exemple le plus frappant est celui de Matiacoali ( Tapoa) où en plus du PNGT2, la mairie a bénéficié du soutien du Programme national Plateformes multifonctionnelles et du ministère en charge de l’Hydraulique. A côté de cette infrastructure qui a coûté cinquante et un millions de francs CFA, la mairie a aussi bénéficié d’un soutien pour réaliser un jardin potager au profit des femmes du village. |
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Les femmes se sont organisées en groupements pour gérer l’achat des graines, les pépinières et l’entretien des plants. Ce qui leur procure des revenus substantiels pour le bien-être de leur famille. Le coordonateur régional, Suleymane Nassa, est tombé sous le charme des activités menées par les femmes de Matiacoali : « les postes d’eau, le jardin potager sont des réalisations assez intéressantes. Les femmes sont ainsi occupées toute la journée et peuvent avoir de quoi nourrir la famille et subvenir aux petits besoins ».
Les postes d’eau vont servir non seulement les besoins des populations mais aussi le besoin d’eau pour le breuvage des animaux. Ces derniers qui sont source de revenus financiers consistants ont une bonne place dans les projets et programmes d’activités des communes rurales. En effet, la plupart des conseils municipaux ont réalisé des fourrières, des parcs animaliers, des aires d’abattage pour une exploitation efficiente des ressources animales. Pour le maire de la commune rurale de Pièla qui a bénéficié d’une aire d’abattage moderne et d’un incinérateur, la commune va engranger au moins cinq mille francs (5000) par jour du fait de son exploitation. Pour elle, près de quarante bêtes sont abattues par jour par l’association des bouchers. Mme Mano/ Tankoano Baanhanla, maire de cette commune a indiqué l’intérêt d’une telle infrastructure pour l’hygiène de vie des populations, la salubrité de la ville.
Globalement, pour la région de l’Est, indiquera Suleymane Nassa, en 2009, ce sont cinq cent quarante cinq millions de francs CFA , en 2010, 879 millions de francs CFA et en 2011, une prévision de 790 millions de francs CFA qui vont être injectées pour le développement des communes rurales. « En 2012, nous prévoyons investir 540 millions de francs CFA. Soit un total de près de deux milliards, sept cent millions de francs CFA que le PNGT2 aura investi en trois ans pour l’émergence des communes rurales en facilitant la mise en œuvre des plans annuels d’investissements communaux », explique-t-il.
Une des satisfactions à l’issue de la visite est relative au taux d’absorption financière. Celle-ci est passée de 21% en 2009 à 59% en 2010. M Suleymane Nassa espère toutefois que les acteurs de la chaîne des dépenses publiques vont également jouer leur rôle dans l’accompagnement des communes en faisant en sorte que celles-ci puissent arriver à faire un décaissement total de 100% du budget que le PNGT2 met à leur disposition. A ce propos, le directeur régional de l’économie et de la planification de la région de l’Est, Mahamadou Bokoum a rassuré en évoquant la tenue de réflexions sur les facilités des passations de marchés dans les communes rurales.
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Légendes :
Botou, village frontalier, a bénéficié de l'érection d'une salle d'hospitalisation.
A Matiacoali, les femmes ont bénéficié d'un jardin potager pour faire des activités génératrice de revenus.
Bonguiaga dans la Tapoa a reçu sa première école moderne grâce au soutien du PNGT2. |
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